Chine : Un gros coup dans l’ouverture de l’aérospatial

Chine : Un gros coup dans l’ouverture de l’aérospatial

RCI 2019-04-24 21:24:29

Le 24 avril marque la 4ème journée aérospatiale de Chine. L’aérospatial est un domaine où le pays a déjà remporté d’énormes progrès. Le projet lié à la station spatiale chinoise progresse. La Chine a déjà envoyé dans l’espace 12 vaisseaux spatiaux, un module de station spatiale Tiangong-1 et un laboratoire spatial Tiangong-2. 11 astronautes sont partis pour 14 fois au total dans l’espace et sont retournés sain et sauf. Le 44e satellite pour le système de géolocalisation Beidou a été récemment mis en orbite. Dans les programmes liés à l’exploration lunaire de la mission Chang’e-6, prochainement mis en application et à la première sonde vers le petit astéroïde, la Chine fournit la possibilité à la communauté internationale d’embarquer leurs expériences à bord de leurs engins, un gros coup dans l’ouverture et la coopération aérospatiale de Chine.

Selon l’agence spatiale chinoise, la Chine et la France ont signé le 25 mars un accord d’intention sur l’exploration lunaire, selon lequel, la France prévoit de mettre 15 kg d'expériences à bord de la future mission Chang'E 6, dont une caméra et un analyseur. Le lancement de la mission Chang’E 6 est prévu vers 2020. Le président du Centre national d’études spatiales français Jean-Yves Le Gall s’est félicité, lors de la signature de la lettre d’intention, que la France irait sur la Lune avec la Chine, en disant que « La France va vraiment faire de la science sur la Lune» et cela«est vraiment une grande première ».

Dans la mission relative à la sonde à destination du petit astéroïde 2016 H03, la Chine propose au reste du monde de participer à l’expédition et à embarquer leurs expériences à bord de la sonde, selon les principes d’autofinancement, d’embarquement gratuit et de partage de données.

A l’heure actuelle, l’exploration lunaire enflamme de nouveau la communauté internationale. Les États-Unis, l'Union européenne, le Japon, l'Inde, Israël et la Chine ont lancé divers types de détecteurs sur la lune. Contrairement au premier boom d'exploration lunaire pendant la guerre froide, qui avait pour l’objectif de manifester la puissance du pays, cette deuxième vague d'exploration lunaire n’est plus une compétition, mais vise à obtenir de nouvelles connaissances sur la lune. Par conséquent, les pays sont plus pragmatiques et ont besoin de coopération.

Pour aboutir à un bien-être de l’humanité, il faut partager les ressources et les acquis à l’échelle mondiale. Ce qui mènera enfin à un développement rationnel. Par exemple, la découverte d’eau glacée sur la lune provient juste de la coopération spatiale internationale. C’est la sonde lunaire indienne Chandrayaan-1 qui a été la première à avoir détecté la présence d'eau glacée sur la lune. Mais c’est à travers d’un instrument de la Nasa, envoyé à bord de la sonde indienne Chandrayaan-1 que les scientifiques ont repéré avec certitude l’eau glacée.

La Chine, qui est ouverte en termes de coopération internationale, a de plus en plus de partenaires dans l’exploration de l’espace. De même, l’aérospatial de la Chine a la capacité de contribuer à la découverte de l’univers à sa propre manière.